L'HISTOIRE
Château Le Piat, propriété de trois familles successives
En 2010, la propriété est vendue à la famille Baillou. Passionné par le néo-classicisme et les arts décoratifs du siècle des Lumières, Philippe Baillou, entrepreneur dans l’industrie métallurgique, a un véritable coup de cœur pour le domaine ainsi que son épouse Martine. Le territoire lui est connu puisque son père, Achille Baillou, est originaire de la localité et a pris sa retraite non loin. Amateur de grands vins, le potentiel du vignoble du Piat suscite encore plus l’intérêt du futur propriétaire.
Cette acquisition survient alors que son fils, Romain Baillou, diplômé de la faculté d’œnologie (ISVV) ainsi que de l’IAE de Bordeaux, démarre sa carrière professionnelle à Pomerol.Pour Château Le Piat, le bail à ferme court jusqu’à la récolte 2023 et ne peut être rompu. Aussi, en attendant la fin du contrat de fermage, le père et le fils, en tant que bailleurs, commencent à restructurer le vignoble et à influer sur les pratiques culturales. En 2024, Romain Baillou, fort de 15 années d’expérience dans l’univers des Grands Crus Bordelais, reprend l’exploitation du vignoble, avec pour objectif de faire émerger une nouvelle pépite de l’appellation Côtes de Bourg et écrire une nouvelle page de l’histoire de Château Le Piat.
Le domaine est vendu en 1853 à la famille Castanet native du cru et déjà propriétaire d’autres propriétés viticoles.
À cette époque, dès les premières éditions du guide Féret, Château Le Piat ouvre la liste, venant en tête des « Crus bourgeois ». La production de vin oscille entre 60 et 80 tonneaux de rouge, soit une des plus grandes productions de la commune.
A la suite des successions, la production se stabilisera entre 40 et 60 tonneaux de vin rouge jusque dans la première moitié du XXᵉ siècle.
Dans la seconde partie du XXᵉ siècle, le domaine échoit à Françoise Lisse, une des descendantes Castanet. Le vignoble est mis en métayage dans un premier temps, puis donné en fermage.
Louis Peychaud, notable du Bourgeais, fait bâtir un premier édifice en 1650 nécessitant un privilège du roi accordé cette année là. Un écrit de cette époque mentionne déjà la présence d’un vignoble sur la propriété, le reste étant consacré à la polyculture.
En 1780, l’héritier du domaine, le négociant bordelais Joseph-Guillaume Peychaud, dit Milord, est élu à la Bourse de Bordeaux. Son activité y est alors florissante et axée principalement sur le commerce maritime du grain et du vin.
Milord Peychaud fait édifier une chartreuse de style néoclassique, dans le goût de l’époque. Ce château voit le jour à Tauriac en 1781, élevé sur le premier bâti du XVIIe siècle. Sur le fronton, on peut lire : « Par privilège de Louis XIV accordé en 1650 à Louis Peychaud, relevé en 1781 par Guillaume Peychaud sur les plans de Jean Lespine architecte ».
En parallèle, l’activité viticole de la propriété se développe, portée par la réussite de Milord Peychaud et, jouxtant l’édifice, les premiers bâtiments de production voient le jour. En 1825, le bien revient à l’un des enfants Peychaud.
En 2010, la propriété est vendue à la famille Baillou. Passionné par le néo-classicisme et les arts décoratifs du siècle des Lumières, Philippe Baillou, entrepreneur dans l’industrie métallurgique, a un véritable coup de cœur pour le domaine ainsi que son épouse Martine. Le territoire lui est connu puisque son père, Achille Baillou, est originaire de la localité et a pris sa retraite non loin. Amateur de grands vins, le potentiel du vignoble du Piat suscite encore plus l’intérêt du futur propriétaire.
Cette acquisition survient alors que son fils, Romain Baillou, diplômé de la faculté d’œnologie (ISVV) ainsi que de l’IAE de Bordeaux, démarre sa carrière professionnelle à Pomerol.Pour Château Le Piat, le bail à ferme court jusqu’à la récolte 2023 et ne peut être rompu. Aussi, en attendant la fin du contrat de fermage, le père et le fils, en tant que bailleurs, commencent à restructurer le vignoble et à influer sur les pratiques culturales. En 2024, Romain Baillou, fort de 15 années d’expérience dans l’univers des Grands Crus Bordelais, reprend l’exploitation du vignoble, avec pour objectif de faire émerger une nouvelle pépite de l’appellation Côtes de Bourg et écrire une nouvelle page de l’histoire de Château Le Piat.
Le domaine est vendu en 1853 à la famille Castanet native du cru et déjà propriétaire d’autres propriétés viticoles.
À cette époque, dès les premières éditions du guide Féret, Château Le Piat ouvre la liste, venant en tête des « Crus bourgeois ». La production de vin oscille entre 60 et 80 tonneaux de rouge, soit une des plus grandes productions de la commune.
A la suite des successions, la production se stabilisera entre 40 et 60 tonneaux de vin rouge jusque dans la première moitié du XXᵉ siècle.
Dans la seconde partie du XXᵉ siècle, le domaine échoit à Françoise Lisse, une des descendantes Castanet. Le vignoble est mis en métayage dans un premier temps, puis donné en fermage.
Louis Peychaud, notable du Bourgeais, fait bâtir un premier édifice en 1650 nécessitant un privilège du roi accordé cette année là. Un écrit de cette époque mentionne déjà la présence d’un vignoble sur la propriété, le reste étant consacré à la polyculture.
En 1780, l’héritier du domaine, le négociant bordelais Joseph-Guillaume Peychaud, dit Milord, est élu à la Bourse de Bordeaux. Son activité y est alors florissante et axée principalement sur le commerce maritime du grain et du vin.
Milord Peychaud fait édifier une chartreuse de style néoclassique, dans le goût de l’époque. Ce château voit le jour à Tauriac en 1781, élevé sur le premier bâti du XVIIe siècle. Sur le fronton, on peut lire : « Par privilège de Louis XIV accordé en 1650 à Louis Peychaud, relevé en 1781 par Guillaume Peychaud sur les plans de Jean Lespine architecte ».
En parallèle, l’activité viticole de la propriété se développe, portée par la réussite de Milord Peychaud et, jouxtant l’édifice, les premiers bâtiments de production voient le jour. En 1825, le bien revient à l’un des enfants Peychaud.
L'empreinte du Château
Présentes sur les ferronneries du Château, les ancres marines qui ornent notre logo témoignent de l’histoire du domaine et des liens séculaires qui unissaient autrefois le négoce du vin au grand large. Elles symbolisent aujourd’hui notre identité : un savoir-faire solidement ancré dans son terroir, mais toujours ouvert sur le monde.
Le Terroir
Pour parvenir à la production de vins de premier plan, les nouveaux exploitants peuvent s’appuyer sur le potentiel de ce terroir qu’ils ont, au fil des années, pu entrevoir ; reste désormais à le révéler.
Le climat
Château Le Piat s’étend sur 13,50 ha d’un seul tenant dont 7 ha de vignes, bordées de bois et de prairies, jouxtant le site naturel du Moron, cours d’eau affluent de la Dordogne. Il est situé à Tauriac sur la rive droite à 30 km au Nord de Bordeaux.
Le climat océanique tempéré du Bourgeais est soumis aux influences atlantiques. Il bénéficie également de la régulation des températures due à la masse d’eau de la Dordogne et de l’estuaire, qui fait tampon et ventile le vignoble le protégeant ainsi des risques de gelée et de l’humidité ambiante potentielle.
LE SOL
Installé sur la corniche calcaire, par-dessus les nombreuses galeries de carrières de pierre, surplombant le fleuve du haut de ses 41 mètres d’altitude, le vignoble s’organise autour d’un coteau et d’un plateau. Des fosses pédologiques ont permis d’identifier de manière très précise la typologie des sols de Château Le Piat.
Le plateau est formé de calcisols limono-argileux issus d’une formation limoneuse du quaternaire typique de la localité dite « limons du bourgeais » sur calcaire à astéries. Le coteau quant à lui est caractérisé par des brunisols argileux issus de colluvions du quaternaire.
Château Le Piat dispose donc de sols fertiles, bien exposés, aérés et frais, bien adaptés au changement climatique sur lesquels les cépages précoces noirs et blancs peuvent exprimer tout leur potentiel.
Le matériel végétal
Les caractéristiques des sols, conférant notamment une vigueur potentielle modérée, nécessitent l’utilisation de porte-greffes qualitatifs à faible vigueur conférée (RGM, 101-14, 3309C, 420A), voire résistants à la chlorose ferrique sur certains secteurs calcaires (Fercal).
Pour les cépages noirs, Château Le Piat est fidèle au Merlot, au Cabernet Franc et au Malbec. L’assemblage des trois variétés, chacun dans des proportions de plus en plus significatives, est typique de la Haute Gironde et participe fortement à l’identité du vin.
En ce qui concerne les blancs, le domaine a fait le choix du mariage entre le Sauvignon Blanc et la Muscadelle pour sa singularité. Dernièrement, le Chardonnay a été intégré au parcellaire pour une cuvée confidentielle.
Les 7 ha sont désormais divisés en 16 parcelles homogènes en fonction de leur géomorphologie, de leur porte-greffe et de leur clone. Le but étant de récolter une diversité de raisins mûrs typés qui, une fois vinifiés séparément, soient complémentaires dans l’assemblage, participent à la complexité et favorisent la qualité des vins.
les Pratiques culturales
Pour parvenir à cultiver ces 16 parcelles de manière indépendante, il est nécessaire de mettre en place une viticulture de précision où l’on ne raisonne plus à l’échelle du vignoble mais à l’échelle de la parcelle voire de l’intra-parcellaire. Car les vignes connaissent logiquement des développements différents, qui se traduisent notamment par des variations de vigueur (c’est-à-dire de la croissance végétative), et in fine de maturation des raisins. L’idée est donc d’adapter toutes les interventions à ces variations que ce soit pour la fertilisation verte (broyage des résidus et semis des couverts végétaux), les travaux manuels traditionnels, mécaniques ou pour affiner la lutte parasitaire.
Sur ce dernier point, Château Le Piat mène une stratégie de protection intégrée des cultures (PIC). Cette protection est dite intégrée car elle associe tout un ensemble de moyens disponibles tels que les méthodes de régulation naturelle, les agents biologiques, les mesures culturales et les traitements raisonnés. L’objectif étant de réduire au maximum l’utilisation des pesticides afin de minimiser l’impact environnemental et économique tout en optimisant l’efficience de la défense.
Ainsi, un réseau de suivi de la vigne a été créé avec 32 placettes d’une piquetée (5 pieds), afin d’observer la pression parasitaire, de mesurer la phénologie, la croissance végétative, l’activité biologique des sols, la nutrition azotée et la maturité des raisins de chacune des parcelles, chaque millésime.
Par conséquent, une base de données est établie et fait l’objet d’un traitement permettant de caractériser le terroir de Château Le Piat afin de mieux le piloter.



